jeudi 18 octobre 2012

Symbolique Maçonnique...Cabinet de Réflexion



Dessin au graphite

1 commentaire:

  1. L’ ART DE METTRE DES GANTS
     Ou le doigté maçonnique…


    Il était une fois, mais était-ce un rêve ?
    Une curieuse paire de gants purs et blancs
    Sur une col du Nord, dans les ténèbres.
    Noir et Blanc sur le bi dubou duban !

    La musique très étrangement flottait
    Sur des accents de Haendel
    S’arrachant d’une vieille chaîne fatiguée
    Bonne pour l’Orient  éternel.

    Une ombre fantomatique de Véné 
    Promenait par à-coups ses grands airs
    Aux traits dédoublés, taillés, aiguisés,
    Tracés par une botte de fusains en colère.

    Sur un plafond rond semé d’étoiles,
    Suspendues à l’instant fatidique,
    Attendant les trois coups de maillet
    Qui les animeraient comme une toile
    De leur noble fonction symbolique,
    Les images s’allongeaient… s’amplifiaient...

    Cette ambiance tranquille de soirée fraternelle
    Attendait l’ouverture. Interlude.
    Le temps comme un songe, la tête sous une aile,
    Ne manifestait aucune inquiétude.

    Et les gants blancs tapotaient en silence.
    Un genou chacun. En séance, sans hâte.
    Accompagnant la musique, trompant l’impatience
    Interrogeant du regard cette ambiance disparate.

    Tout à coup, une voix effaça tout désordre.
    Elle lança, comme un coup de tonnerre :
    « Debout et à l’ordre »
    Les doigts maçons  se mirent à l’équerre

    A l’unisson,
    Fait ce que doit,
    Sur des gorges protégées des passions.
    Une armée de doigts,
    Des courts, des longs,
    Des doigts enveloppés de flanelle,
    D’autres gainés de nylon…
    Justement, là, tout à côté, dix doigts de dentelle,
    Sentaient bien bon la fraîche M 
    De celle que l’on cueille sur des chemins d’azur
    Chez Sir Sidney, en pays d’Arcadie,
    Initiés des fraîcheurs de la nature,
    Où l’avidité des soifs profondes,
    Font plonger la tête et le tronc
    Sous le niveau de l’onde,
    Sous le niveau de la raison.

    _ Bonsoir Petits Gants
    Cela fait longtemps que tu es libre et de bonnes mœurs ?

    Les petits gants joignirent les doigts comme pour une prière
    Ecartant tout juste de leur barrière, leurs balustres, une lueur,
    Pour laisser passer un œil de velours éclairé de lumière,
    Dans une pénombre remplie de pudeur.
    Trois bougies au centre du pavé binaire,
    Dessinaient leur « s » symboliques
    Des lambeaux de clarté venaient lécher, langues arbitraires,
    De leurs curieuses éclaboussures épisodiques
    Des visages voilés de masques anamorphosés, sortant de la toile,
    Véritable personnages de Grunewald le fantastique,
    Allumant sa tentation de saint Antoine,
    De regards s’hallucinants, comme braisés de vents métaphysiques.

     Pourquoi as-tu de si jolis symboles ?
    - C’est pour mieux, mesurer mes paroles.
     Je lis dans tes yeux une étrange lueur
    - Mais ce n’est rien qu’un peu de chaleur.
     Pourquoi deshabilles-tu tes doigts ?
    Me prendrais-tu pour un renegat ?
    - Je ne suis qu’un petit apprenti
     Justement mais peut-être n’as-tu rien senti ?
    - Si, mais est-ce bien convenant
     Le M est un garçon charmant
    - Je sens courir sur moi une délicieuse sueur
     Il est minuit, je crois que c’est l’heure.

    Les jeunes gants devraient arrêter de voir des mains partout
    Les doigts sont ainsi faits qu’ils tutoient des phalanges
    Il arrive même qu’ils s’y paument sur des chemins de ténèbres.
    Et c’est ainsi que l’on se retrouve à l’index, victime du Grand Tout
    En ayant abusivement confondu le GADLU et ses anges
    Car il n’y a pas qu’à l’Orient que la blancheur se célèbre.


    Décor en mie, un bémol en vue
    La col d’harmonie s’est tue
    L’Alchimie de la science mère
    Attisée par l’éphémère lumière
    Couronne notre planche par ce tracé
    Aimablement contentés… et bien satisfait.

    Et que la lumière qui a éclairé nos travaux ne reste pas exposée aux regards des profanes….

    J’ai dit : MB

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